24 juin 1944

 

Carte des épaves du Cap de la Hague

1° 41.175’ W

49° 41.625’ N

L'AF 66, une escorte malheureuse

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Sa Fiche Technique

 

Nationalité

Allemand Pavillon nazi

Longueur

47.04 m

Largeur

6.53 m

Tirant d’eau

1.45 m

Tonnage

400 Tx

Motorisation

 Trois moteurs diesel de 130 SHP

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Son Histoire

 

L’AF 66 est une barge armée (Artilleriefährprahm) de type AC, née de la transformation du Marinefährprahm F 377 (type B). L’AF 66 est affectée à la 6ème flottille d’Artilleriefährprahm en mars 1944 et à la 46ème flottille de Marinefährprahm à partir du 6 juin 1944.

Les MFP comme les AFP, qui avaient pour mission l’escorte des convois, étaient des barges très lourdes (à cause de leur blindage) et sous-motorisées. Ces caractéristiques les rendaient lentes et peu manœuvrantes. Elles étaient des cibles de choix pour l’aviation alliée.


Artilleriefährprahm de type AC (E
Gröner)

Le 24 juin 1944, l’AF 66, affectée à la 6ème flottille de Artilleriefährprahm, a pour mission d’escorter un convoi d’évacuation jusqu'à Aurigny. En effet les alliés ont débarqué il y a moins trois semaines et la libération de Cherbourg n’est plus qu’une question de jour. C’est pourquoi les autorités militaires allemandes décident d’évacuer une partie de leurs troupes vers les îles anglo-normandes : une opération rendue périeuse par la grande présence des alliés sur les côtes de la Manche.

Toutefois le commandement allemand tente un premier convoi vers Jersey. Seuls sont perdus le dragueur de mîmes M 4624 et le caboteur HYDRA, les autorités allemandes décident alors de renouveler l’opération : un second convoi se prépare.

Il est constitué de la barge armée AF 66, de deux remorqueurs (le PILLKOPPEN et le JOHANN), trois caboteurs (dont l’HOLSATIA) et deux navires marchands(le GERFRIED et le SCHWALBE). L’escorte est complétée par les vedettes rapides S 130, S 143 et S 168 de la 2ème S-Flotille. Le convoi profite de ce que le jour ne soit pas encore levé pour sortir de la grande rade tous feux éteints.

Malheureusement pour les Allemands, le ciel clair et la lune pleine ne favorisent pas leur fuite. Un destroyer qui guettait la rade donne aussitôt l’alerte. Trois MTB (vedette rapide alliée) de la 14ème flottille commandée par le Lieutenant Shaw et trois MTB de la 35ème commandée par le lieutenant commander Mac Owen attaquent le convoi. Malgré la protection de la batterie « YORK » se trouvant à Querqueville, l’AF 66 est la première victime des torpilles britanniques, seul douze hommes d’équipage sont récupérés. C’est au tour des deux remorqueurs d’être victime de la puissance de feu des alliés. Ces derniers coulent à proximité de l’AF 66. Puis les trois chalands sont envoyés par le fond : un chargé de munitions coule au large de Raz Bannes, l’HOLSATIA , touché par une torpille, coule au large du Cap de la Hague.

Les Vedettes de la 2ème S-Flotille mettent en place un barrage de mines de type DM-1. Les deux navires restant échappent enfin à leurs poursuivants. Deux vedettes allemandes seront toutefois endommagées par la flotte alliée.

De cette attaque, une soixantaine de blessés et une quinzaine de noyés seront à déplorer du coté allemand.

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Sa Plongée

 

L’épave, orientée au 30/210, est posée droite sur sa quille. L’ensemble, très abîmé, se trouve sur un fond de 32m et remonte que de 4m. A cause des nombreuses munitions à son bord, les plongeurs-démineurs ont du pétarader l’épave.

L’une des rares parties dignes d’intérêt reste la proue. Cette dernière est encore en bon état, l’ancre tribord se trouve toujours dans son écubier. Quant à bâbord, elle est crochetée sur le fond pour bien longtemps encore. Le centre de l’épave est relativement aplati, l’arrière remonte un peu, sans montrer plus d’intérêt.

Sondeur

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